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MESSE D’ÉCHANGE DE VŒUX AVEC LA COMMISSION DIOCÉSAINE DE LA PASTORALE DE L’ENFANCE ET LA JEUNESSE

Publier le 13 janvier 2015

Isaïe 55, 1-11 ; Cantique Isaïe 12, 2.4bcd.5-6 ; 1 Jean 5, 1-9 ; Marc 1, 7-11

 
- Monsieur le Curé de la Cathédrale Sacré-Cœur,

- Chers Aumôniers des mouvements de l’Enfance et de la Jeunesse,

- Chers Responsables des Mouvements d’enfants et de jeunes,

- Chers Enfants et Chers Jeunes,

- Chers Parents et Bien aimés de Dieu,

La solennité de Noël est pour tous les chrétiens une occasion tout à fait particulière de rencontre et de communion. Cet Enfant que nous rencontrons à Bethléem nous invite à faire l’expérience de l’amour immense de Dieu, ce Dieu qui est descendu du ciel et s’est fait proche de chacun de nous pour faire de nous ses fils, membres de sa famille.

Nous célébrons en ce jour la fête du Baptême de Jésus et après son Épiphanie de la crèche de Bethléem avec les mages, Jésus se révèle et se manifeste sur les rives du Jourdain, à Jean et au peuple d’Israël. C’est la première occasion au cours de laquelle, devenu un homme mûr, il entre sur la scène publique, après avoir quitté Nazareth.

C’est avec une immense joie que je vous accueille en cette Cathédrale Sacré-Cœur de Brazzaville pour répondre à cette pratique qui tend à devenir une coutume dans notre Archidiocèse : après la cérémonie d’échange de vœux du 31 décembre, les différents mouvements d’apostolat s’activent les uns après les autres pour accueillir la nouvelle année avec leur Pasteur. C’est pour moi un profond et sincère motif d’action de grâce et de prière. Cette rencontre avec vous, la jeunesse et l’enfance de l’Archidiocèse de Brazzaville, constitue également une rencontre de famille, puisqu’elle renforce les liens d’affection et de communion non seulement entre vous mais aussi avec vos aumôniers respectifs et avec l’Église tout entière.

Je vous remercie donc chers enfants pour ces paroles cordiales à travers lesquelles vous vous faites l’interprète de toute la jeunesse brazzavilloise et congolaise. En vous accueillant avec grande joie, je désire également vous exprimer ma gratitude à tous pour le respect des conseils paternels que je ne cesse de vous donner et pour la promotion des valeurs de paix que vous incarnez grâce à la pratique évangélique à laquelle vous vous appliquez ardemment.

Chers Aumôniers,
Chers Enfants,

Avant de clore le temps liturgique de Noël, l’Église veut compléter la révélation de l’identité de celui que les bergers et l’étoile désignaient comme le Messie. Aujourd’hui, à travers le Baptême du Seigneur, le Père le reconnaît comme son Fils. Le baptême donné par Jean Baptiste était un geste de pénitence. Ceux qui demandaient à le recevoir manifestaient qu’ils se reconnaissaient pécheurs. Ils étaient plongés dans les eaux du Jourdain et en ressortaient purifiés. Cette démarche les engageait sur la route d’une véritable conversion. Or, voilà que Jésus est là. Il se tient au milieu de tous ces gens qui demandent à Dieu de les apaiser. Bien sûr, lui, le Fils bien-aimé du Père n’avait pas de péché à se faire pardonner. Alors, pourquoi demande-t-il à recevoir ce baptême de conversion ?

Selon certains avis, en se faisant baptiser par Jean, Jésus a voulu donner l’exemple. En réalité, le mot « baptême » signifie « plonger ». Au jour de son baptême, Jésus, pur de tout péché, a été plongé dans l’eau du Jourdain. Il en est ressorti porteur de tout le péché du monde. Il l’a pris sur lui pour nous en libérer. Quant à nous, au jour de notre baptême, nous avons été immergés dans l’amour qui est en Dieu, Père, Fils et Esprit Saint. Ce jour-là, Dieu nous a dit : « Tu es mon enfant bien-aimé ».

Jésus n’avait pas besoin de ce baptême donné par Jean Baptiste. Il n’avait pas de péché à se faire pardonner. Mais il a tenu à rejoindre tous les hommes pécheurs, à nous manifester sa complète solidarité avec le Père et sa généreuse docilité envers les pécheurs. Il nous rappelle que l’amour de Dieu et l’amour du prochain sont inséparables. On ne peut pas vivre en enfant de Dieu sans vivre ensemble comme des frères, solidaires les uns des autres. Le Christ nous donne le témoignage d’un amour passionné pour Dieu et pour l’humanité. Et c’est sur ce chemin qu’il veut nous conduire.

Chers enfants et jeunes,

Depuis votre baptême, vous êtes habités par la présence du Christ en vous. Comme les apôtres, vous êtes invités à « rester avec lui » pour vous laisser enseigner. Cette rencontre avec lui ne pourra que vous transformer. Comme les amis de Jésus, vous pourrez alors porter et diffuser la Bonne Nouvelle dans le monde d’aujourd’hui. Pour cette nouvelle année 2015, je vous rappelle les trois axes directeurs énoncés dans mon récent message de Noël : la paix comme denrée à promouvoir et à protéger ; le dialogue, gage de la paix et de l’écoute des autres ; et la prière comme principal bouclier pour la paix et le dialogue.

En cette année consacrée à la famille, veillez à être comme le demandait Saint François, des artisans de paix. Dans vos familles respectives, soyez des promoteurs de la paix et du dialogue. Respectez vos parents, obéissez-leur et ayez à cœur de préparer votre avenir. Donnez le goût de la prière à vos parents, amis et connaissances : c’est là le lieu de votre témoignage non seulement en paroles mais aussi en actes. Si le baptême nous immerge dans la vie de Pâques et fait de nous des créatures nouvelles, alors engageons-nous avec force pour faire surgir une société nouvelle dans laquelle les vertus de paix, de dialogue et d’amour seront développées.

Sur les rives du Jourdain, Jésus se présente avec une extraordinaire humilité, qui rappelle la pauvreté et la simplicité de l’Enfant déposé dans la crèche, et anticipe les sentiments avec lesquels, au terme de ses jours terrestres, il arrivera à laver les pieds des disciples et subira la terrible humiliation de la croix. En se plaçant parmi les pécheurs sur les bords du Jourdain, Jésus nous montre la proximité de Dieu sur le chemin de conversion de l’homme. Alors, devenez dans l’humilité, des témoins vivants de l’Amour infini de Dieu pour nous, dans une profonde dynamique de conversion. Que la société et l’Église tirent avec joie les richesses de votre foi.

Pour terminer, je vous confie tous à l’intercession maternelle de la Vierge Marie. Grâce à sa prière, devenez de courageux témoins de l’Évangile pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Monseigneur Anatole MILANDOU, Archevêque de Brazzaville,
Cathédrale Sacré-Cœur,
dimanche 11 janvier 2015

 


 

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