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OUVERTURE DES EXERCICES SPIRITUELS DES QUINZE JEUDIS

Publier le 18 février 2021

Interrompus l’année dernière à cause du confinement dû à la pandémie à Coronavirus ou COVID-19, les dévots de Sainte Rita des confréries paroissiales de l’archidiocèse de Brazzaville vont renouer avec les exercices spirituels des Quinze jeudis cette année. Cela commence ce jeudi 11 février.

L’ouverture de ces exercices spirituels a été marquée par une messe célébrée en l’église Sainte Rita de Moukondo, le jeudi 4 février 2021 par l’abbé Nazaire Brice BIKOUTA, aumônier diocésain de la confrérie Sainte Rita de Brazzaville. Elle était concélébrée par le père Pascal TATY, vicaire épiscopal, chargé de la pastorale générale et de l’abbé Olivier MIKOLI, aumônier diocésain adjoint, ainsi que d’autres prêtres.

Dans son homélie, l’abbé Nazaire Brice BIKOUTA a invité l’ensemble des ritiens à prier sans cesse pour que cette année soit une année rose comme les abeilles aux roses. « Nous avons vécu une année terrible, bouleversée, amputée, marquée par la pandémie à Coronavirus ou COVID-19. Pour ne plus vivre cela, débarrassons-nous des choses de ce monde qui nous empêchent d’être en communion avec le Christ sauveur du monde, afin que cette pandémie soit vaincue dans notre pays », a-t-il indiqué.

Au cours de la messe, la présidente du bureau national de la confrérie Sainte Rita a intronisé et installé l’abbé Nazaire Brice BIKOUTA en qualité d’aumônier national par le port du foulard rose. Il avait été nommé par le décret n°11 du 3 juillet 2020 de la Conférence épiscopale du Congo, signé par Mgr Yves Marie MONOT, président de la Commission épiscopale pour l’apostolat des laïcs (CEAL) pour un mandat de trois ans, en remplacement de l’abbé Guyien NDOLO KITANDA du diocèse de Nkayi, en mission d’études à l’étranger.

Le père Pascal TATY a exhorté l’abbé Nazaire Brice BIKOUTA à plus de disponibilité dans l’exercice de ses fonctions, à plus de dynamisme dans l’accomplissement des missions qui lui sont confiées par les évêques du Congo.

Les abeilles de Rita participant à la messe

Pour la petite histoire, il faut rappeler que Rita est le diminutif de Margherita. Ses parents s’appelaient Antonio Mancini et Aimée Férie. Elle naquit en mai 1381 à Roccaporena, petit village situé près de Cascia, en Italie. Vers le 13e siècle, la dévotion au Crucifix était très vive chez Saint François d’Assise et chaque Saint dans l’Église est un modèle de sanctification. Pendant le temps de Carême, Sainte Rita avait l’habitude de méditer la Passion de Jésus. Le vendredi Saint, pendant qu’elle méditait devant le Crucifix, elle fut frappée d’une épine sanglante sur le front qui lui a laissée une cicatrice accompagnée d’une plaie fétide et purulente.

Cette plaie lui a valu quinze ans de douleur et de souffrance. Cela s’est produit en 1432 comme le rappelle le dixième jeudi : « Le stigmate de l’épine ». Le don de l’Épine que Jésus crucifié offrit à sa bien-aimée servante Sainte Rita fut assurément une grâce très insolite. Sainte Rita la reçut comme la marque visible de l’amour et de la Passion de son divin époux. Elle la porta durant les Quinze dernières années de sa vie terrestre. C’est en l’honneur de ces années que fut instituée la pratique des Quinze jeudis, un exercice de piété spirituel observé pendant les quinze semaines qui précèdent la fête patronale de Sainte Rita, soit quatre mois allant de la période comprise entre février et mai. Cette dévotion se pratique notamment à Cascia dans son sanctuaire, à Nice dans l’église de l’Annonciation où Sainte Rita est particulièrement honorée, avec une grande solennité. C’est en 1957 que fut célébrée à Cascia, la fête du 5e centenaire de la mort de Sainte-Rita. À partir de ce moment-là, les cultes à Sainte-Rita sont répandus à travers le monde.

Au Congo, notamment à Brazzaville la pratique des exercices spirituels des Quinze jeudis a pris de l’ampleur dans les années 90, sous l’impulsion de l’abbé Emmanuel VINDOU, premier aumônier diocésain, d’illustre mémoire.

 

Pascal BIOZI KIMINOU

 

 


 

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