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ARCHIDIOCÈSE DE BRAZZAVILLE

Grand jubilé du 40e anniversaire de la mort du Cardinal Émile Biayenda

lundi 27 mars 2017

« Si nous avons un saint, c’est pour qu’il soit un modèle à imiter »

De g. à dr. ; NN.SS Louis Portella Mbuyu, Anatole Milandou, Pascal Roland, Francisco Escalante Molina, Victor Abagna Mossa et Urbain Ngassongo.

Comme prévu, la messe marquant le 40e anniversaire de la mort du Cardinal Émile Biayenda a eu lieu, mercredi 22 mars 2017, dans l’après-midi, à la place mariale de la cathédrale Sacré-Cœur de Brazzaville, prise d’assaut par des milliers de chrétiens, vêtus, pour la plupart, de pagne frappé de l’effigie du Cardinal Biayenda, dont des délégations venues des pays étrangers.

Elle a été célébrée par un évêque français, Mgr Pascal Roland, évêque du Diocèse de Bel-Ars (France), qui était entouré de NN.SS Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville, Francisco Escalante Molina, nonce apostolique au Congo et au Gabon, Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala, Victor Abagna-Mossa, évêque d’Owando, Urbain Ngassongo, évêque de Gamboma, et 130 prêtres environ venus aussi bien des différents diocèses du pays que de l’étranger.

Dans le mot de remerciements qu’il a prononcé à la fin de la messe, l’Archevêque, Mgr Milandou a répondu à une question que beaucoup se pose : « Pourquoi nous mobilisons-nous pour la béatification du Cardinal Émile Biayenda ? Si c’est seulement pour un motif d’orgueil, un motif de fierté, cela n’a pas de sens. Si nous avons un saint, c’est pour qu’il soit un modèle à imiter, qu’il nous aide à changer de vie ». Voilà qui explique toute la mobilisation qu’il a y eu dans l’archidiocèse, dans le cadre du grand jubilé du 40e anniversaire de la mort du Cardinal Émile Biayenda.

Plusieurs autorités politico-administratives ont marqué de leur présence, la messe solennelle célébrée à la place mariale. Le Président de la République s’est fait représenter par Justin Kouba, président de l’assemblée nationale, qui était accompagné de son épouse. De même, le ministre d’État, Firmin Ayessa, directeur de cabinet du Président de la République était à ses côtés. Des membres du gouvernement et des corps constitués de la République étaient comptés parmi les personnalités participant à la messe, aux côtés des religieux et religieuses de diverses congrégations ainsi que des fidèles laïcs.

Animée alternativement par les chœurs diocésains de la Schola Populaire, les Amis du Grégorien, les chorales Cardinal Émile Biayenda de la Cathédrale Sacré-Cœur et de la Paroisse Saint Paul de Madibou ont assuré l’animation de la cérémonie, la messe a connu quatre moments forts. Le père Nicaise Wilfrid Ossebi, président de la Commission d’organisation du 40e anniversaire de la mort du Cardinal Émile Biayenda a fait le point des activités organisées dans le cadre de ce jubilé. Dans son homélie, Mgr Pascal Roland a exprimé sa joie et l’honneur que l’archevêque lui a fait de pouvoir présider cette célébration eucharistique, même s’il y a seulement trois ou quatre ans qu’il a commencé à connaître le Cardinal Émile Biayenda, par le biais des prêtres congolais qui exercent dans son diocèse, parmi lesquels l’abbé Gilbert Mayela. Il y a eu la remise des trophées par Mme Andréa Sassou-Nguesso au champion du tournoi sportif organisé en mémoire du Cardinal Biayenda et du Président Marien Ngouabi. Mgr Anatole Milandou a fait le même geste à l’endroit du vice-champion.

Puis, l’assistance a eu droit au mot de remerciement de l’archevêque, qui constitue la sève de l’événement, dont voici un large extrait :

« Au terme de cette célébration eucharistique marquant la fin des festivités du quarantième anniversaire de la mort du Cardinal Émile Biayenda, je tiens simplement à vous dire ma profonde gratitude pour votre implication dans la réussite de ces festivités. En effet, comme cela nous a été rappelé dans le mot de bienvenue du Père Nicaise Ossebi, président de la commission des 40 ans de la mort du Cardinal Biayenda, beaucoup d’activités ont été organisées (pèlerinages à la montagne, colloque sur le Cardinal, neuvaines de prières, concert de chants, tournois de sport). Nous avons senti la ferveur et l’engouement qui ont accompagné cette commémoration, de la part de tout le monde. C’est donc l’occasion de vous remercier et de vous inviter, une fois de plus, à prier sans cesse pour que la cause de béatification aboutisse. La ferveur à laquelle j’ai fait allusion tout à l’heure est le baromètre de toute notre Église, pourquoi pas de tout le peuple de Dieu ensemble, pour mesurer la volonté et l’attente de voir la béatification du serviteur de Dieu Émile Cardinal Biayenda devenir une réalité. C’est le souhait le plus ardent qui nous anime et qui constitue l’élan indéfectible de notre prière permanente... Dans la foulée des 40 ans de la mort du Cardinal Biayenda, nous avons voulu prier pour les autres personnalités mortes le même mois et la même année que lui : les Présidents Marien Ngouabi et Alphonse Massamba-Debat. Je salue et remercie la présence de leurs parents respectifs à cette célébration eucharistique.

Honorable Président de l’Assemblée nationale, représentant le Président de la République, transmettez-lui, s’il vous plait, l’assurance de notre prière pour la paix et la fraternité dans notre pays. Merci qu’il ait pensé à se faire représenter et nous espérons que, par l’intercession du Cardinal Biayenda et de tous ceux qui sont morts pour ce pays, la paix soit une réalité et que nous ayons, tous, à l’esprit de faire la volonté de Dieu, chacun selon la condition qui est la sienne et au lieu où il se trouve, pour le bien de tous et de chacun, en vue de la plus grande gloire de Dieu.

Pourquoi nous mobilisons-nous pour la béatification du Cardinal Émile Biayenda ? Si c’est seulement pour un motif d’orgueil, un motif de fierté, cela n’a pas de sens. Si nous avons un saint, c’est pour qu’il soit un modèle à imiter, qu’il nous aide à changer de vie. L’abbé Émile Biayenda avait un modèle qu’il a voulu suivre, qu’il a cherché à imiter, le Saint Curé d’Ars. C’est pourquoi il se rendait en pèlerinage à Ars. Ce n’est pas la truanderie de nos vies qui pourra édifier les jeunes, mais la vie donnée des hommes comme Biayenda. Le Pape Benoît XVI a dit aux Africains : « J’encourage les pasteurs des Églises locales à reconnaître parmi les serviteurs africains de l’Évangile, ceux qui pourraient être canonisés, selon les normes de l’Église, non seulement pour augmenter le nombre des saints africains, mais aussi pour obtenir de nouveaux intercesseurs au ciel, afin qu’ils accompagnent l’Église dans son pèlerinage terrestre et intercèdent auprès de Dieu pour le continent africain. Je confie à Notre-Dame d’Afrique et aux saints de ce cher continent, l’Église qui s’y trouve ».

Gislain Wilfrid BOUMBA
et J. MBANZA

 

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