mardi 16 octobre 2018

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de la Réconciliation



            

            

41ème Anniversaire de la mort du Cardinal E. BIAYENDA

Publier le 29 mars 2018

Chers frères et sœurs,

Nous avons voulu, à travers cette célébration eucharistique, maintenir vive la flamme allumée l’année passée par la grande ferveur qui a caractérisé les 40 ans de la mort du Cardinal Émile BIAYENDA.

C’est une bonne occasion que Dieu nous offre de prier non seulement pour l’aboutissement de sa Cause de Béatification et de Canonisation, mais aussi pour fixer notre regard sur la vie et l’œuvre du Cardinal Biayenda. La Neuvaine que nous venons de vivre dans nos différentes paroisses et communautés, nous y a préparés.

Les différentes méditations lues, pendant cette Neuvaine, nous ont permis de mesurer la profondeur spirituelle et la pertinence des propos émis par le Cardinal lui-même. Plusieurs textes inédits en témoignent aussi et, avec le temps, j’aimerais que l’on arrive à les publier pour être connus et médités par le Peuple de Dieu. C’est une mine importante que le Cardinal a laissée : son cahier-journal personnel mettant en évidence sa constance, sa fidélité et son assiduité à relater tout ce qu’il faisait, son courrier dont le contenu comporte des éléments spirituels indéniables, ses homélies que le journal "La Mémoire" nous fait déjà connaitre à travers ses multiples parutions, ses Lettres pastorales, etc.

Vous vous rendez bien compte que nous avons là une œuvre à protéger, à promouvoir et surtout à faire connaître.

Avec sa béatification et sa canonisation que nous attendons, dans la foi et la prière, nous aimerions proposer, à travers sa personne, le modèle de saint que notre pays, notre Église peut donner au monde et à l’Église Universelle.

Ce sont là autant d’éléments qui nous poussent à penser particulièrement au Cardinal Émile Biayenda, en ce 22 Mars 2018, ici à la Place Mariale de la Cathédrale Sacré Cœur de Brazzaville.

La liturgie de la Parole, constituée des textes du jeudi de la 5ème semaine de Carême, nous aide à entrer dans les mystères de la Passion et de la Résurrection du Christ, mystères dans lesquels est entré le Cardinal Biayenda le 22 Mars 1977.

En ce temps de Carême, c’est une expérience de foi qui nous est demandée de faire et un engagement concret à demeurer dans le Christ à entreprendre, grâce à l’invitation que lance Jésus dans l’Évangile de Saint Jean : « si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort ». Quelle belle promesse ! C’est cela la logique de la Résurrection : mourir d’abord pour ressusciter ensuite.

Garder la Parole de Dieu consiste à l’écouter et à la mettre en pratique partout où nous sommes appelés à témoigner de l’amour de Dieu et du prochain. La vie de tout chrétien dépend de tout cela. La Parole de Dieu constitue la boussole qui oriente notre vie et lui donne un sens.

C’est pourquoi, pendant des temps forts comme celui de Carême, nous sommes invités à lire la Parole de Dieu plus que d’habitude, en vue de la laisser irriguer notre vie et nous permettre ainsi d’être à la hauteur de l’identité d’enfants de Dieu qui nous a été conférée par le Baptême.

Aujourd’hui, nous sommes fiers et décidés de prier pour le repos de l’âme du Cardinal, tout en pensant à sa béatification et à sa canonisation. Ces deux démarches ne sont envisageables que quand on reconnait que la personne dont on aimerait promouvoir la Cause a été bel et bien quelqu’un qui a été pénétré par la Parole de Dieu. Au regard de la vie du Cardinal et lorsque l’on scrute le contenu de ses multiples méditations et homélies, on se rend effectivement compte de l’importance et de l’influence de cette Parole de Dieu dans sa vie.

Quel impact peuvent avoir la vie et l’œuvre de ce grand homme de Dieu et de l’Église sur nous aujourd’hui ?

Dans une société en perte de repères et de valeurs, la figure du Cardinal Biayenda devient un modèle à contempler et à imiter. Sa douceur, sa profondeur spirituelle, sa piété et son humilité sont des vertus qui, sans nul doute, constituent des valeurs à inculquer à nos jeunes d’aujourd’hui.

Ne perdons pas de vue que, dans l’Archidiocèse de Brazzaville, le thème de cette année pastorale 2017-2018, est : « Ensemble, luttons contre les déviances actuelles dans nos milieux de vie par la Parole de Dieu ». Les ateliers organisés, pendant la session d’ouverture de l’année pastorale, ont stigmatisé particulièrement des déviances suivantes : le non-respect de la dignité humaine, l’égoïsme et l’indiscrétion des femmes, et l’incivisme des jeunes.

Ces maux, appelés aussi déviances, sont à éradiquer, car avilissant l’homme et exposant celui-ci à des situations désastreuses qui constituent des obstacles ou écueils majeurs à sa réalisation ou à son épanouissement. Ce travail d’éradication, tout en étant nécessaire, requiert pour nous, chrétiens, l’implication de la prière. Sans Dieu, notre vie tombe en ruine. Mais, avec Lui, nous vaincrons ces déviances. La vraie prière est celle qui tire sa source dans la Parole de Dieu et aide l’homme à entrer réellement en contact avec Dieu, dans l’humilité et la reconnaissance.

Puisse le Seigneur exaucer notre prière de voir le Cardinal Émile BIAYENDA être inscrit sur la liste officielle des Saints de l’Église pour le salut de tout le Congo, de l’Afrique et pour la plus grande gloire de Dieu ! Au cours de cette eucharistie, n’oublions pas de prier aussi pour le repos de l’âme du Président Marien Ngouabi.

Amen !

Monseigneur Anatole MILANDOU
Archevêque de Brazzaville
Jeudi 22 mars 2018

 


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