samedi 23 juin 2018

Lectures du jour

Saint du jour


 

Reine de la Paix et
de la Réconciliation



            

ARCHIDIOCÈSE DE BRAZZAVILLE

DIMANCHE DE LA SAINTE TRINITÉ ET CONFIRMATION A JÉSUS RESSUSCITÉ ET DE LA DIVINE MISÉRICORDE

Publier le 24 mai 2018

  

  

Après la célébration de la Pentecôte, l’Église Universelle, en la date du 27 mai 2018, était plongée dans la fête d’un grand mystère : la Trinité Sainte. Concept forgé par Tertullien, la Trinité désigne, l’existence d’un Dieu Un en trois personnes ; toutes recevant même adoration et même gloire (Cf. Le Crédo de Nicée Constantinople). Pour l’Église, la célébration de ce Grand Mystère de la foi chrétienne, demeure une clameur aux hommes à la contemplation d’une communion harmonieuse des personnes divines ayant une même nature certes, mais distinctes par leurs relations d’origine. « Celui qui est le Fils n’est pas le Père, et celui qui est le Père n’est pas le Fils, ni le Saint–Esprit n’est celui qui est le Père ou le Fils » (Cf. Catéchisme de l’Église Catholique N°254). En Dieu, l’unité ne veut pas dire Confusion. Elle est pleinement distinction, diversité.

À côté de toute sa symphonie théologique, l’unité dans la diversité apparaît comme la page actuelle de ce mystère dans une civilisation actuelle où la différence est devenue « un péché ». Discriminations raciales ; ethniques ; idéologiques ; religieuses et de genre deviennent à la « une » dans le vivre ensemble.

En contemplant la Trinité, les hommes sont appelés à l’imiter afin de parvenir à une unité parfaite dont l’amour constitue le ciment de leur cohabitation. Car une telle unité aura comme effet, l’acceptation de l’autre dans sa différence. C’est ici la difficulté de notre humanité influencée, malgré bon gré, par le profit. Cette faillibilité de nature a donc besoin d’un instructeur, d’un guide, d’un révélateur afin de mieux vivre l’unité telle que vécue dans la Trinité. Et cette aide, c’est le Saint-Esprit ; Lui qui « viendra nous révéler toutes ces choses » d’amour ; de charité ; de joie ; de respect de l’autre comme un don de Dieu à soi.

C’est à ce titre que Monseigneur Anatole MILANDOU, archevêque de Brazzaville administrait le sacrement de confirmation à 222 baptisés venus des paroisses : Saint Esprit de Moungali (95) ; Saint Jean Paul II de Diata (16) et de Jésus Ressuscité et de la Divine Miséricorde du Plateau des 15 ans (111).

Dans son homélie, l’archevêque métropolitain, après avoir expliqué avec faste le Mystère de la Sainte Trinité, invitait tous les confirmands a laissé le Saint-Esprit faire d’eux des instruments de la promotion des choses de Dieu parmi les peuples dans leurs milieux de vie. Une telle mission nécessite, poursuivait-il, une vraie catharsis de leur part. Dire non aux sollicitations de la chaire décriée par Saint Paul dans la Lettre aux Galates (5,16-25) afin de se laisser mouvoir dans la vie de l’esprit.

 

Michel Bordan KIMBOUANI
Pré-diacre (Archevêché de Brazzaville)

 

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